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Louveciennes2016

Comité polar du 1er décembre 2016

Oh, oh… Noël arrive et les polars sont de la partie !

Isabelle ( L’Etang-la-Ville)

La Montagne Rouge d’Olivier TRUC .- Ed. Métaillié Noir

Alors que les éleveurs du clan Balva procèdent à l’abattage annuel des rennes, des ossements humains sont retrouvés dans l’enclos, au pied de la Montagne rouge en Laponie. Au même moment, s’ouvre à la Cour suprême de Stockholm un procès exceptionnel opposant le clan à un groupement de forestiers et de fermiers dans le but de révéler qui était présent en premier, déterminant ainsi le droit à la terre.

Klemet et Nina, de la police des rennes, sont chargés de l’enquête. Pourquoi ne retrouve–t-on que des ossements et pas le crâne ?  Pourquoi les pièces à conviction disparaissent-elles les unes après les autres, et pourquoi les terres des éleveurs sont-elles saccagées ?

Au fil de leur enquête, ils vont être confrontés à un groupe d’octogénaires qui font de la marche nordique et animent le bilbingo, à Bertil  l’antiquaire, à des archéologues et des conservateurs de musées, qui défendent chacun leur position.

L’auteur  nous présente dans ce livre une série de personnages à la psychologie complexe, depuis Petrus le chef de clan avec ses états d’âme, Nina et Klemet les policiers qui ont chacun leur jardin secret.

Troisième polar d’Olivier Truc toujours situé chez les sami en Laponie et très documenté, qui nous présente ce pays à travers des paysages superbes mais sauvages, et deux groupes qui s’opposent:  les éleveurs et les forestiers, qui se connaissent bien pourtant car ils étaient à l’école ensemble

C’est un livre dense mais passionnant, difficile à lâcher, dans lequel Olivier Truc mêle habilement suspense, humour et émotion.

 

Crystal City d’Hervé CLAUDE –  Ed. L’Aube Noire

L’action se situe dans une mine d’exploitation en Australie, en plein milieu du désert.

Un ouvrier est retrouvé mort contre la roue son camion. La police boucle très rapidement son enquête en concluant qu’il est probablement tombé de son camion après une soirée entre collègues trop arrosée.

Mécontent de la façon dont la police a traité ce décès, le contremaître Ross demande à son ami Anthony Argos, journaliste d’investigation, de l’aider à élucider cette affaire.

Mais Anthony se rend vite compte que l’affaire n’est pas simple et est très liée  au traffic de méthemphétamine, drogue aussi appelée crystal, qui fait des ravages dans le pays.

Un cadre inhabituel et dépaysant pour nous Européens, à savoir l’Australie, avec ses mines, son désert et les trafiquants de la ville de Perth. Une enquête habilement menée, parfois un peu compliquée. Un bon moment de lecture mais pas un coup de cœur.

Caroline (Chambourcy)

SAMUEL BJORK / LE HIBOU – Editions Jean-Claude Lattès, 2016, 444p.

Holger Munch et Mia Krüger enquêtent sur le meurtre d’une jeune fille retrouvée morte, le corps entouré de plumes, une fleur dans la bouche. Camilla Green faisait partie des jeunes hébergés dans l’Exploitation horticole de Hurum, un centre d’insertion pour des jeunes en difficulté. Enlevée depuis 3 mois, Camilla était considérablement amaigrie et l’autopsie é dévoilé la présence de croquettes pour chien dans son estomac. Une vidéo envoyée à la police a également montré des scènes de torture et la présence d’un homme, le corps couvert de plumes de hibou …

Outre l’histoire policière bien ficelée, on suit l’évolution de ce couple d’enquêteurs découverts dans le 1er livre de Samuel Bjork, Je voyage seule. La vie de Holger Munch est toujours aussi compliquée et Mia Krüger toujours aussi dépressive, pleurant sa sœur jumelle, morte d’overdose 10 ans plus tôt.

Des fausses pistes qui s’enchaînent, du suspens, une plume agréable à lire, bref, une réussite.

 

NILS BARRELON / LA LETTRE ET LE PEIGNE – Editions Jigal, 2016, 290p.

Septembre 2012, la capitaine Hoffer enquête sur le meurtre d’un gardien de musée et la disparition d’un peigne ayant appartenu à Hitler.

Au même moment, à Berlin, Jacob Schmidt est victime d’une tentative d’enlèvement. Guitariste, il ne comprend pas ce qu’on lui veut. En déposant plainte, il croise la capitaine Hoffer qui est intriguée par son histoire. Et le souvenir d’une lettre, confiée par sa grand-mère Anna au cousin Heinrich, 60 ans plus tôt, une lettre mystérieuse dont Josef, son père, lui avait parlé, lui revient en mémoire…

Tout le talent de Nils Barrellon est là, nous embarquer – de Berlin à Rennes, de Francfort à Paris – sans que l’on puisse reprendre notre souffle… Une histoire qui trouve sa source en 1945, à Berlin, et qui va se dérouler sur trois générations. Des personnages attachants, des rebondissements mouvementés, une intrigue pointue et très inattendue…

A découvrir

Anne (Chambourcy)

Tabous de Danièle Thiery.- Ombres Noires, 445p

Bassin d’Archacon. Quelques jours avant Noël, une jeune femme et son bébé disparaissent d’une maternité. Si l’enfant est retrouvé assez rapidement, la mère reste introuvable. Cette dernière fait partie d’une famille traditionnelle landaise, des producteurs de bois implantés depuis longtemps dans la région. Le père de l’enfant est quant à lui issu d’une puissante famille iranienne. Pour résoudre cette affaire, la PJ de Bordeaux fait appel à l’aide de l’OCRVP et à sa directrice Edwige Marion, personnage récurrent des romans de l’auteur. Celle-ci se rend sur place accompagnée d’une nouvelle recue, Alix de Clavery, psychocriminologue et spécialiste des crimes sur enfants. Cette enquête sera pour elle l’occasion de faire ses preuves sur le terrain. En parallèle de cette enquête, nous suivons les mésaventures de Truc, délinquant malchanceux, prince de la loose qui a la mauvaise idée de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment.

Danièle Thiery a été la première femme commissaire divisionnaire de l’histoire de la police française et il est vrai que ses livres sentent le vécu. Le quotidien des flics est très bien montré. J’ai vraiment pris plaisir à la lecture de ce livre. Sans être extraordinaire, l’enquête est suffisamment passionnante pour qu’on ait hâte de retourner à sa lecture. C’est pas mal écrit, il y a un peu d’humour… une découverte sympa.

Hélène (Le Port-Marly)

La mort à ses raisons – une nouvelle enquête d’Hercule Poirot/Sophie Hannah – Masque – 20.9€

Je n’ai pas lu le premier volume des aventures d’Hercule Poirot signé Sophie Hannah. Nous retrouvons ici, le détective Belge et le policier Cachpole, invité par Athelinda Playfort, auteure de policier pour enfant plutôt fantasque.  Divers protagonistes sont conviés aussi, deux notaires, donc un fan de l’auteur, ses héritiers – un fils falot et une fille odieuse, une belle fille insupportable, un futur gendre, médecin légiste et fou de Shakespeare, une infirmière dévouée et des serviteurs le tout dans un château isolé, bref, suite à une annonce d’Athelinda, le drame se noue et le secrétaire, un homme atteint d’une maladie incurable – bref héritier – est assassiné ! Par qui ? Comment ? Pourquoi ? tel est l’énigme que va brillamment dénouer Hercule Poirot.

Mon avis : J’aime beaucoup les romans d’Agatha Christie, certes un peu désuet, mais qui décrive aussi une certaine époque de l’Angleterre et un milieu aisé.  On en retrouve l’ambiance ici, il y a même un plan du lieu pour nous aider à nous situer (ça donne un coté cluedo). Pourtant, j’ai trouvé dans ce roman un je ne sais quoi de bavard par moment, des redites qui n’apporte rien à l’intrigue et qui l’allonge pour rien. Un policier qui devrait plaire mais un Hercule Poirot tout à fait oubliable.

Annick (Chambourcy)

La fleur de l’illusion – Keigo Higashino.- Actes Sud – Actes noirs – 347 pages – octobre 2016

Un couple est tué par un fou dans la rue dans les années 60.

De nos jours, un jeune homme se suicide sans raison apparente. Son grand-père est assassiné quelques mois plus tard. Le vieil homme était passionné de botanique. Il prenait particulièrement soin d’une ipomée jaune qui a disparu le jour de sa mort.

L’enquête est menée par Lino sa petite fille, la police bien évidemment et Gamo qui se dit botaniste.

Les différentes pièces du puzzle se mettent en place tout au long de l’histoire révélant des secrets enfouis au sein des familles.

C’est pas mal, tout s’imbrique parfaitement, le suspense est maintenu jusqu’à la fin. C’est une ambiance typiquement japonaise faite de devoirs et de respect des anciens mais les personnages manquent un peu de profondeur. J’ai aussi été dérangée par un style assez pauvre. Est-ce la traduction ?

Catherine (Montainville)

Stasi child/ David Young,  Fleuve noir

Polar au temps de la guerre froide.

Un cadavre de très jeune fille, affreusement mutilé, est découvert en 1975, près du mur de séparation entre RDA et RFA à Berlin. Elle aurait été abattue par les forces de l’Ouest en tentant de passer à l’Est ! Une équipe de la police populaire d’un quartier de Berlin Est dont le chef est une jeunes femme, Karin Müller est chargée de l’enquête dont elle doit rendre compte à la police politique en la personne de Klaus Jägerqui lui donne des ordres. L’enquête est entrecoupée de passages sur une toute jeune fille dans un orphelinat du Nord de la RDA…
Le livre est bien mené, on suit l’enquête avec intérêt. L’attention du lecteur est captivée par les mécanismes totalitaires en cours en RDA en
1975, plus que par l’affaire criminelle elle-même.
Un livre intéressant, à découvrir

Irezumi / Akimitsu Takagi,  Denoël
Un polar suranné et dépaysant
Un polar japonais qui date de 1948 ; On découvre dans sa villa, dans la salle de bains, fermée à clé de l’intérieur,, les restes de Kinué Nomura
dont le tronc tatoué a été emporté. Kenzo Matsushita, diplômé de criminalité, élève du Docteur Hayakawa et frère de l’inspecteur chargé de l’enquête mène les recherches. Le docteur Hayakawa est un obsédé des tatouages et toute l’histoire tourne autour des tatouages et des enfants d’un tatoueur renommé, Horiyasu. Tous ont eu le dos complètement tatoué ( ce qui s’appelle un Irezumi) de motifs traditionnels comme pour Kinué, la victime, un orochimaru c’est à dire un serpent.
Ce livre est une curiosité car il évoque le Japon d’après guerre, traumatisé par la défaite et la bombe.
L’enquête est surannée dans ses méthodes et le langage vieillot. Cependant ce livre exotique mérite d’être lu comme une curiosité entre
Edgar Allan Poe et Agatha Christie au Japon.
A découvrir

 

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