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Louveciennes2016

Comité polar du 2 février 2017

Une nouvelle année de crime s’ouvre à Louveciennes…

Marie-Christine (Croissy)

Dans les brumes du mal / René Manzor. Calmann-Lévy. 20€.

En Caroline du sud, des enfants sont enlevés et leurs mères, toujours maltraitantes, sont sauvagement assassinées. Sur les scènes de crime, des traces de rituels vaudous. Le policier chargé de l’enquête est un ancien enfant des rues. Il élève seul sa fille qu’il adore. Il est associé à une profileuse qui se trouve être la tante et la marraine d’un des enfants enlevés. Elle a elle-même été victime de maltraitances lourdes dans son enfance.

Ce thriller est intéressant à plus d’un titre : les personnages, tant les adultes que les enfants sont hyper émouvants et attachants, le quotidien des enfants des rues est crédible, l’effet page turner est garanti avec des rebondissements jusqu’à la toute fin du livre et l’intrigue est bien construite. Sans oublier la description très réaliste, comme dans un film, des marais et de la mangrove (René Manzor appartient au monde du cinéma).

À recommander même si Calmann-Lévy devrait recruter un relecteur ou une relectrice.Très bien quand même.

Annick (Chambourcy)

LUX / Maud Mayers.- Editions Anne Carrère – 246 pages – octobre 2016

Il y a 20 ans, Antoine Harelde a vécu, enfant, en Australie jusqu’à ce que son meilleur ami, Hunter, soit assassiné par son propre père. Aujourd’hui, il revient pour le venger en tuant les parents de Hunter. Cela ne se passe pas exactement comme prévu, il rencontre la sœur de Hunter pour laquelle il a un petit faible et cela retarde ses projets. Un tsunami et quelques rencontres plus tard, il comprend non seulement que son copain n’était pas vraiment mort mais qu’en plus il est le gourou d’une secte.

Ce n’est ni un roman policier, ni un roman noir. Il y a 3 histoires qui s’enchainent sans fil conducteur. Malgré une écriture plutôt agréable, je n’ai pas aimé ce livre.

Catherine (Montainville)

La maison pâle/ Luke Mc Callin, , Toucan noir
L’action se passe à Sarajevo au printemps 1944. Le capitaine Reinhardt, personnage central du premier volume, L’homme de Berlin, est nommé
feldsjäger, sorte de super police de l’armée allemande qui a autorité sur la police militaire et la Wechmacht dans l’Allemagne nazie. Il est envoyé à Sarajevo où il découvre un massacre de civils et les corps de trois feldsjäger ; il est chargé d’enquêter sur leur assassinat. Ce policier, résistant au Reich nazi, mène l’enquête. Elle le conduit à être confronté aux actions des oustachis croates, des collaborationnistes albanais ou grecs…Il s’oppose à des officiers supérieurs de la police militaire ou aux chefs d’un bataillon disciplinaire.
C’est tortueux, compliqué, mais aussi très proche de la réalité historique de ces Balkans à feu et à sang durant la Seconde guerre mondiale. Un peu difficile à lire mais bien mené. Un bon livre pour qui s’intéresse à cette période et aime les polars historiques.

Monet, Money/ Henri Bonetti, , Art noir, Cohen et Cohen
Un Monet est volé chez un ancien directeur de banque qui a décidé de se venger du CA de la banque et de l’état français en vivant en Suisse et
en ne venant en France que 152 jours par an, limite au-delà de laquelle il devra rendre des comptes au fisc. L’inspecteur des assurances Hitchcock recherche le tableau et les voleurs, sa maîtresse Nathalie, agent de la direction des finances cherche à coincer l’ancien directeur de la banque. S’en mêlent des anciens prisonniers corses ou non, des juifs spoliés pendant la Seconde guerre…
C’est loufoque, bien écrit, bien mené. On passe vraiment un bon moment, en plus le livre est un bel objet à la tranche noire…
Un coup de coeur.

Les muselés/ Aro Sainz de la Maza, , Actes sud
Une jeune fille est retrouvée étranglée dans un sous-bois à la lisière de Barcelone. L’inspecteur Milo Malart enquête avec sa coéquipière Rebecca. Il a des tendances schizoïdes et un comportement caractériel ; sa coéquipière a plus les pieds sur terre et sait mieux entrer en contact avec les gens. Un
autre meurtre se produit. Un avocat du cabinet où travaillait la jeune femme a été assassiné. En plus, un sadique tue des chiens qu’il empale
près de squares et des jeux pour enfants. Il s’avère que l’enquête est difficile car dans un contexte de misère et de déception populaire liées à
la crise financière.
On suit l’enquête avec les yeux de Milo, lequel est profondément marqué par le suicide de son père en hôpital psychiatrique et les tendances
psychotiques de son frère qu’il doit faire interner. L’atmosphère est pesante, la situation sociale suscite de nombreux exclus…
C’est bien écrit haletant. Un très bon polar à la fois par l’enquête et la description de la Catalogne rongée par la crise. C’est la deuxième enquête de Milo Malart après Le Bourreau de Gaudi
Un coup de coeur.

La file indienne/ Antonio Ortuño,, Christian Bourgois
Les drames de la migration de Centre Amérique vers le Mexique et les Etats Unis. Au Mexique, des massacres sont perpétrés. Irma assistante
sociale de la CONAMI ( Commission nationale de migration mexicaine) doit s’occuper des migrants victimes d’une agression par le feu à Santa
Rita. Elle se retrouve plongée dans une atmosphère pesante et violente où les êtres humains ne sont plus que des morceaux de viande…Elle doit se
méfier de tous, son collègue, Vidal ; le journaliste qui dit vouloir l’aider ; son ex-mari. Pourra t’elle venir en aide à Yein la très jeune sud américaine, livrée par son mari aux passeurs et rescapée de l’Incendie ?
C’est très violent et terrible mais très bien écrit et documenté. Cela peut faire penser à Cartel de Don Winslow.
Coup de coeur.

Caroline (Chambourcy)

 LES JUMELLES/ CLAIRE DOUGLAS – Harper Collins noir, 2016, 338p.

Lucy est morte dans un accident de voiture alors que sa sœur jumelle était au volant. L’accident a eu lieu deux ans plus tôt et Abi commence tout juste à reprendre pied. Elle a quitté Londres pour s’installer à Bath, à quelques kilomètres de la nouvelle maison de ses parents. Toujours suivie par une psychiatre, elle vient de sortir de l’hopital psychiatrique après avoir fait une tentative de suicide.

Elle rencontre par hasard Beatrice, une jeune femme créatrice de bijoux, partageant une maison incroyable avec son frère jumeau et deux autres filles dont l’une justement, s’en va. Elle propose la chambre vacante à Abi qui accepte. Elle y rencontre Ben, le frère jumeau. L’entente entre eux deux est immédiate mais Bea vit très mal cette relation entre son frère et sa nouvelle amie. Abi, encore fragile psychologiquement, est persuadée que Bea essaye de la faire passer pour folle. Qui lui en veut ? Qui fait disparaître ses affaires ? Qui a mis un oiseau mort dans son lit ? Qui a mis cette boucle d’oreille dans sa chambre pour la faire accuser de vol ?

Les choses ne sont pas simples dans cette maison. Et les jumeaux semblent cacher un secret…

Ce livre a reçu le prix du 1er roman Marie Claire UK. Nous sommes dans l’univers du suspense psychologique plus que du roman policier, avec pour fond l’ambigüité de la gémellité. L’ambiance évoque les romans de Ruth Rendell, malheureusement sans son talent. Le rythme est lent, rien n’avance dans ce livre, on s’y ennuie, on se doute qu’il y aura des révélations à la fin du livre (c’est la seule partie réussie) mais quel purgatoire pour y arriver !

 

AURORE DE SANG/ ALEXIS AUBENQUE  – Robert Laffont, 2016, 355p.

Nimrod Russell a quitté la police voici plusieurs mois suite à une affaire qui a mal tournée. Une précédente enquête à laquelle l’auteur fait de multiples allusions mais peu claires pour les lecteurs qui n’ont pas lu les livres précédents. Nimrod doit être réintégré la semaine suivante mais il récupère sa plaque plus vite que prévu compte tenu des evenements qui surviennent.

Encore dans sa peau de détective privé, Nimrod est contacté par son ex pour retrouver son petit garçon qui semble avoir été enlevé par son père et retenu dans une secte.

Pendant ce temps, Tracy, l’ex partenaire de Nimrod, enquête sur le corps d’un homme retrouvé en pleine foret à moitié dévoré.

Deux enquêtes dans une ville en pleine effervescence. L’histoire se déroule en Alaska, de spectaculaires aurores boréales vont avoir lieu et la ville est remplie de touristes et de militants écolos qui dénoncent les dégats sur la nature causés par la surpopulation.

Ces enquêtent vont bien évidemment se télescoper.

L’intrigue est bien menée, le rythme est haletant. Le tout est bien fait mais il y a trop de tout : le FBI qui enquête en solo sans vouloir partager avec les autorités locales, les trafiquants de drogue, les sectes, les politiques pourris, le pauvre enquêteur incompris… Par contre, j’ai bien aimé la localisation en Alaska.

Isabelle (L’étang-la-ville)

Charade / Laurent Loison.- Nouvelles Plumes

Des jeunes femmes sont retrouvées mortes, affreusement torturées, avec chaque fois un message en forme de charade.  Le tueur en série, terrifiant et inhumain,  pose un réel problème aux commissaires du 36 quai des Orfèvres : Florent Bargamont, meilleur flic de France, et sa jeune coéquipière surdouée et motivée, Emmanuelle de Quézac. Vont-ils réussir à arrêter ce pervers narcissique avant son dernier meurtre?

Mon avis :

Un polar au rythme haletant, bien ficelé, difficile à lâcher car on veut connaître la suite, et une fin imprévisible. En même temps des descriptions horribles des scènes de crime telles que les policiers les découvrent, donc peut être à ne pas conseiller à tout le monde, âmes sensibles s’abstenir !

Premier roman, auteur à suivre si on aime ce genre.

Isabelle (Louveciennes)

Le rouge n’est pas qu’une couleur / Chris Nerwiss .- Lajouanie

Clara se retrouve face à une sale affaire : une jeune eurasienne décapitée, ce n’est pas courant. Par ailleurs, la brigade des stups se retrouve face à une recrudescence des overdoses avec une nouvelle came trop pure. Y a-t-il un lien entre les affaires ? Un voyage commence du XIIIè arrondissement au Cambodge, en passant par le Musée Guimet.

Des personnages attachants et bien campés pour une enquête classique mais prenante. A découvrir.

NB : auteur très local puisque ses parents vivent à Louveciennes et l’auteur habite Saint Germain.

Hélène (Le Port-Marly)

Le passé/Samantha Hayes – Cherche Midi – 351 pages – 20 euros

 La petite ville de Radcote est encore traumatisée par la vague de suicides d’adolescents qui a eu lieu 2 ans plus tôt. Aussi, quand un jeune homme se tue à moto et qu’on trouve une lettre de suicide, l’angoisse reviens. Dans le même temps, Lorraine Fisher, inspecteur de police dans une grande ville, arrive pour rendre visite à sa sœur et justement, Freddie son neveu adolescent semble aller très mal, on va découvrir qu’il se fait harcelé sur internet.  Elle se retrouve mêlée à l’enquête, et il va falloir remonter aux premiers suicides pour comprendre ce qui se passe. On suit aussi Gil, l’oncle autiste d’une victime qui semble en savoir beaucoup mais que l’on ne prend guère au sérieux. Lorsque Freddie disparait, la vérité va commencer à faire surface.

Mon avis : Un polar psychologique intéressant, quelques longueurs cependant, mais on suit bien cette enquête et les personnages, un policier moyen mais qui devrait plaire aux adeptes du genre. Son précédent livre est « Les mères » qui avaient d’excellentes critiques.

Camille (Le Vésinet)

On se souvient du nom des assassins de Dominique Maisons.- La Martinière, 2016.- 518 p. ISBN : 9782732480862
Giovanni Ravi, jeune employé du journal Le Matin, intègre le service de Max Rochefort, célèbre dandy et écrivain à succès. Suite à l’abominable assassinat d’un cardinal lors d’une soirée, Max et Giovanni vont tout faire pour innocenter une jeune femme accusée à tort.
Je ne suis pas du tout rentrée dans ce roman. J’ai trouvé l’écriture assez scolaire. Les personnages sont pas mal, mais pas d’accroche particulière. J’ai arrêté ma lecture au bout de 50 pages car je m’ennuyais.

L’Homme qui mit fin à l’Histoire de Ken Liu.- Saint Mammès, Le Bélial, 2016.- 106 p. ISBN : 9782843449093
Deux scientifiques trouvent un moyen révolutionnaire de voyager dans le temps. Les participants peuvent être témoin de l’histoire. Mais cela pose de nombreuses questions vis-à-vis des responsabilités, de la réalité et de l’Histoire elle-même.
J’ai beaucoup aimé ce roman. Bien que le début avec les explication soit complexe, j’ai bien accroché….
À découvrir

Un bruit étrange et beau de Zep.- Rue de Sèvres, 2016.- 84 p. ISBN : 9782369811855
Frère Marcus est moine chartreux. Il a fait vœu de silence. Un jour, suite au décès de sa tante, il doit quitter l’abbaye pour assister à la lecture de son testament. Le retour à l’extérieur est difficile. Le bruit, les gens, les odeurs… Dans le train, il fait la connaissance de Méry. Méry est une jeune femme atteinte d’une maladie incurable. Entre les deux, le dialogue va rapidement s’installer.
Cette bd est très différente de la production habituelle de Zep. L’histoire est plus profonde, mature, calme que ce que l’on a l’habitude de lire. L’utilisation des couleurs avec des planches ayant une couleur dominante est très intéressante. Les cases ont un aspect arrondi qui leur donne une dimension onirique. Les dessins sont assez fin. Les personnages sont sensibles et très humains. L’aspect tragique ne tombe jamais dans la carricature. Bref, c’est une histoire très humaine, presque philosophique. Pour moi, le chef d’œuvre de l’auteur.
Coup de coeur

Valérie (Saint-Cyr-l’Ecole)

Le Chien arabe  / SEVERAC, Benoît.- La Manufacture de livre, 2016 .-283 p.- ISBN – 978-2-35887-124-2.- 18.90 €

Une vétérinaire exerçant aux portes d’une cité « sensible » intervient pour sauver un chien servant à transporter de la drogue, à la demande de la petite sœur du caïd local.

Prise à parti par le « gang » rival, qui vient enlever l’animal jusqu’à la clinique, elle est aussi malmenée par les policiers qui lui intime de se mêler de ses affaires quand elle essaie d’aider la petite fille qui risque de gros ennuis pour avoir contré son frère, qui lui-même est menacé par une mouvance intégriste.

Pas inintéressant, mais un peu caricatural. Choix du titre un peu curieux (Rottweiler ?)

On voit l’opacité entre services de police qui d’un côté, n’hésitent pas à fermer les yeux sur certains trafics, pour « maintenir » un équilibre précaire dans la cité, et les autres ( Renseignements ) qui ne fournissent pas toutes les données à leur collègues de terrain : d’où un dénouement tragique qu’aucun d’entre eux ne verra venir, malgré des années de surveillance.

Reste la vétérinaire qui vire au cow-boy, au beau milieu d’une fusillade, mais touche par son dévouement à sauver cette enfant.

 A découvrir.

 Le Crépuscule du mercenaire  / FORTIN, André .– Jigal, 2014 .- 247 p.- ISBN 979-10-92016-25-3– 19.80€ ( sorti en poche – septembre 2016)

 Un ancien de la DGSE « affecté » à un dictateur africain après une mission qui a mal tourné, revient en France régler  leur compte à deux « exécuteurs de basses œuvres » du gouvernement, après le meurtre d’un brave gosse courageux que ni la police, ni les voyous de haut vol, ne parviendront à sauver.

 Très bon. Pas de pathos, ni de clichés, on prend conscience de la cruelle réalité servie par cette fiction très bien construite. « Beau et triste à la fois », voilà une quatrième de couverture qui ne ment pas.

Coup de cœur.

L’Enlèvement de Louis XIV (précédé par Le Disparu des Charteux) / Jean d’Aillon .-Editions du Masque, 2016 (poche) .- 350 p.-

ISBN – 978-2-7024-4635-5.- 7.90 €

Après avoir emprunté, un passage entièrement sécurisé, Louis XIV disparaît. Panique totale. Louis Fronsac enquête.

 Bof, décevant. L’intrigue est un peu mince et l’énumération des titres et charges des nombreux personnages passe bien sur 600 p. mais pas sur ce format. A préférer du même auteur, l’Homme aux rubans noirs (série Louis Fronsac), ou la Bête des Saint Innocents (série Olivier de Hauteville.)

Anne (Chambourcy)

Cartel/ Don Winslow.- Seuil, 716p

Mexique 2004. Adan Barrera, baron de la drogue, passe le temps dans une prison de Californie. L’ex-agent  de la DEA Art Keller, son pire ennemi, celui à qui il doit son arrestation, s’occupe d’abeilles dans  un monastère. Quand Barrera s’échappe de sa prison dorée et reprend les affaires en  main, Art Keller va lui aussi sortir de sa retraite et se lancer dans une traque sans merci.

Inspirée de l’histoire d’El Chapo, ce roman retrace les années de lutte sans fin contre les cartels de la drogue qui gangrènent le Mexique. Il met en lumière les liens entre les cartels, la police, l’armée, et même les plus hauts fonctionnaires mexicains. C’est riche et foisonnant, dépeignant un Mexique totalement corrompu et miné par la drogue. Bien que livre fasse suite à la griffe du chien paru il y a dix ans, il n’est pas nécessaire d’avoir lu le premier pour adhérer à celui-ci. Ce qui s’est passé avant est raconté dans les grandes lignes dans les premières pages. Un livre passionnant qui n’est pas sans rappeler la série Narcos.

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