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Comité Polar Louveciennes Décembre 2017

Comité Polar Louveciennes Décembre 2017

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Comité polar décembre 2017

Le Zoo : jusqu’où irez-vous pour sauver votre enfant ?

Gin Phillips. Robert Laffont. Collection La Bête noire.

 

« Le zoo est sur le point de fermer ses portes. Joan et son fils de quatre ans, Lincoln, sont dans leur coin préféré, à l’écart du chemin principal. Ils profitent des dernières minutes. Mais quand ils se dirigent vers la sortie, ce qu’ils découvrent transforme cette journée de rêve en cauchemar : des corps étalés sur l’herbe, des hommes armés de fusils. Sans réfléchir, Joan prend son enfant dans ses bras et court, jusqu’à en perdre le souffle, jusqu’à ce que ses muscles la brûlent.
Pendant trois heures, la mère et son fils vont se retrouver piégés avec les animaux et les tueurs. Pour sauver Lincoln, Joan est prête à tout… même au pire. »

Ce que j’en pense : du bon et du moins bon

– un vrai thriller (pas d’enquête et pas de policiers), un vrai suspense, un vrai page turner. Ce livre se lit donc rapidement

– une relation mère-enfant intéressante : la « gestion » d’un enfant de quatre ans dans de telles circonstances est bien approfondie

– mais pas de véritable explication sur les causes de l’attaque

– les personnages secondaires ne sont pas exploités comme ils auraient pu l’être. Il y a de bonnes idées dramatiques comme la découverte d’un bébé dans une poubelle mais nous ne saurons pas vraiment comment il a été y a été déposé et s’il pourra être sauvé

– et surtout des descriptions réitérées et sans intérêt comme la description du gravier. Heureusement, elles peuvent être lues en diagonale ce qui accroit la rapidité de lecture.

MCS

 

COLORADO TRAIN

Thibault Vermot

Editions Sarbacane

Durango, petite ville au fin fond des Rocheuses, à la fin des années 40,

Une bande de copains s’est formée autour de Mickaël : Don le gros qui a toujours faim, Durham et George qui construisent une fusée et Suzy, la fille sympa, sans oublier Calvin le  petit frère de Mickaël.

Ils vivent leur vie de jeunes, tranquilles, jusqu’au jour où Moe, un gosse de la ville – la brute de la classe et le persécuteur de Don – disparaît.

Aussitôt les 5 copains décident d’enquêter, à leurs risques et périls… et on se croirait dans une enquête du club des 5 de notre enfance, mais avec l’horreur en plus.

Le Wendigo, croque mitaine local qui fait peur aux enfants, rode dans tout le livre autour des enfants.  Un peu lent et compliqué au départ, avec certains chapitres en italique, mais le lecteur comprend vite ce qui se passe. Difficile à lâcher ensuite une fois que les enfants démarrent leur enquête.

Il m’est cependant difficile d’imaginer que de jeunes adolescents, même aux US, pourraient être autant livrés à eux-mêmes et vivre de telles aventures, surtout au sortir de la 2è guerre mondiale.  C’est un peu irréaliste mais on s’y laisse prendre.

Certaines descriptions sont très crues et certains passages relèvent du livre d’horreur.

Le style du livre est et celui du langage parlé, qui correspond à celui des ados.

Premier roman

I McK

 

Ian Manook, Mato Grosso,

Albin Michel

 

Un auteur à succès dénommé Haret est invité à Petropolis au Brésil par son éditeur brésilien.

Lorsqu’il arrive, il reconnaît l’ancien flic qui a joué un rôle ambigu dans sa vie 30 ans plus tôt.

Ce flic, Figueiras, le menace de mort et l’oblige sous la menace d’une arme, à lire son roman à haute voix.

Le livre alterne ainsi la lecture du roman dont l’action se situe en 1976 et la rencontre de 2006 entre Haret et Figueiras qui lui demande des comptes car il a selon lui déformé et enjolivé la réalité.

L’idée est intéressante mais manque d’originalité car le lecteur a un sentiment de déjà-vu.

Les descriptions du Mato Grosso et du Pantanal sont très développées et bien écrites même si parfois c’est répétitif et lourd.

De l’ensemble se dégage une impression de convenu.

Je me suis par moments ennuyée et me suis sentie très loin de mon goût pour la série mongole.

Impression au final très mitigée. Catherine.

 

Nicolas Obregon, Blue light Yokoama,

Calmann Lévy

En 1996, une femme poignarde un employé du téléphérique et se jette dans le vide.

L’inspecteur Hidéo Akashi essaie de la retenir….en vain.

Quinze ans plus tard, toute une famille est sauvagement assassinée et l’inspecteur Iwata est chargé de l’enquête, succédant à Akashi qui s’est suicidé.

Crime rituel ? Œuvre d’un serial killer ?

Iwata, à la vie chaotique et à l’esprit tourmenté se lance dans l’enquête avec l’inspectrice Sakai comme adjointe.

On suit l’enquête du point de vue d’Iwata et on découvre progressivement la noirceur des faits, la corruption de la police et l’atmosphère glauque de certains lieux de Tokyo ou d’ailleurs au Japon.

Un bon polar, bien écrit par un Espagnol, Anglais de nationalité, fasciné par le Japon.

A découvrir.Catherine.

Zygmunt Miloszewski, Inavouable,

Fleuve édition

L’action démarre en 1944, dans les Tatras, en Pologne, alors Gouvernement général dirigé par le nazi Hans Frank. Un jeune homme se voit confier un « trésor de guerre » qu’il cache dans une grotte avant de mourir.

De nos jours, le docteur Zofia Lorentz, chef du département de recouvrement des biens culturels polonais est chargée de retrouver un Raphaël, intitulé « Le jeune homme » perdu depuis la Seconde guerre.

Elle s’entoure d’une équipe constituée d’un marchand d’art, d’un officier des services secrets et d’une voleuse d’œuvre d’art suédoise libérée d’une prison polonaise pour l’occasion.

Leur quête les mène à New York, en Suède, en Ukraine, en Pologne…Ils sont pourchassés, menacés par plusieurs forces qu’ils font progressivement découvrir.

Qu’en est-il du secret autour de la recherche de ce tableau ? Pourquoi risquent-ils leur vie ?

Le livre dévoile progressivement les réponses… d’une manière très cinématographique.

C’est un livre prenant qu’on lit d’une traite malgré son épaisseur.

Le final en dit plus sur l’idéologie actuelle d’antiaméricanisme bien portée en Europe orientale et ailleurs que sur une réalité passée (la clé du roman est absurde mais la fiction autorise tout.)

Malgré cela, c’est un roman qu’on a plaisir à lire dont les péripéties sont entre roman d’espionnage et roman policier.

A découvrir

Catherine

Dark Web – Mia Leksson

City éditions – septembre 217

« Le dark web est un ensemble de sites qui ne sont pas référencés par les moteurs de recherche traditionnels »

La sœur de Léo, Sybille 14 ans, s’est suicidée. Elle avait posté des photos d’elle dénudée à l’intention de son petit ami sur le réseau social Funbox. Sybille a été manipulée comme beaucoup d’autres jeunes filles. Funbox est censé garantir la confidentialité des données  mais derrière se cachent des pédophiles, trafiquants et autres délinquants. Léo, pour qui le dark web et le web n’ont aucun secret, enquête sur internet et arrive à s’infiltrer chez Fun Box.

Malgré un thème très actuel, c’est une histoire classique avec un scénario très convenu parsemé de digressions sans intérêt.

ABR

Hidéo Yokoyama, Six quatre

Liana levi

Six quatre est le nom de code d’une affaire non résolue qui remonte à l’an 64 du règne de l’empereur Showa (1989). Une fillette  de sept ans avait été enlevée et assassinée sans que son ravisseur soit identifié. A l’époque le commissaire Mikami faisait partie de l’enquête. 14 ans plus tard, il est chargé des relations avec la presse et à ce titre est chargé d’organiser la visite du grand chef de la police nationale auprès de la famille de la victime. Il doit pour cela vaincre la résistance du père et gérer les relations conflictuelles avec les journalistes sans se laisser submerger par ses propres angoisses, lui dont la fille a fait une fugue.

Je n’ai pas dépassé les 100 premières pages ! C’est très axé sur l’administration de la police, les rapports hiérarchiques… il est très difficile de se repérer dans les patronymes. Les rapports entre la presse et la police ne m’ont pas passionné. L’intrigue policière est inexistante. Bref je ne suis pas rentrée dedans.

Mais je vous mets un avis trouvé sur babelio qui montre une toute autre vision du livre.

L’intérêt d’un roman policier japonais comme Six-Quatre réside dans le fait que l’on s’éloigne résolument des carcans narratifs occidentaux permettant ainsi d’appréhender l’intrigue sous d’autres facettes. Bien loin d’une simple affaire de « cold case », quasiment exempt de toutes formes de violences physiques ou autres codes propre au genre policier, Hidéo Yokohama nous convie, avec un talent peu commun, dans une exploration minutieuse des relations sociales et des rapports hiérarchiques régissant l’ensemble des différents services de police qu’il a côtoyé durant de nombreuses années en tant que chroniqueur judiciaire. Par le biais d’un portrait analytique extrêmement dense et complexe, l’auteur peut mettre en place une tension oppressante tout au long d’une intrigue d’une habilité et d’une subtilité rarement vue, permettant ainsi d’appréhender les rapports de force opposant les brigades judiciaires aux offices administratifs de la police devant rendre compte de leurs activités à une presse à la fois exigeante et impitoyable. Manigances, stratégies, chaque événement devient un enjeu, un objectif qu’il faut absolument atteindre au gré d’un suspense insoutenable, notamment lors d’intenses et hallucinantes conférences de presse, ceci d’autant plus que les manœuvres, même parfaitement bien orchestrées, seront constamment remises en question au gré de trahisons et de sabordages permanents destinés à annihiler toute l’opiniâtreté d’un enquêteur essayant de concilier les desseins parfois contradictoires des différente entités auxquels il doit rendre des comptes. Il faut également prendre conscience qu’avec Six-Quatre, aucune place n’est laissée au hasard et que les éléments les plus anodins prennent une importance considérable au fil d’un récit qui se construit à la manière d’un puzzle élaboré ou chacune des pièces s’enchâssent les unes dans les autres avec une redoutable précision qui confine au génie.

Six-Quatre est un roman qui se mérite. Avec ses intrigues multiples qui s’enchevêtrent et en mettant en scène une multitude de protagonistes, la lecture du texte nécessite un effort d’attention et de concentration, ceci d’autant que l’on peut être aisément désarçonné par les patronymes japonais auxquels nous ne sommes guère familiers. Néanmoins la difficulté sera contrebalancée par le fait que l’auteur se concentre sur l’unique point de vue du commissaire Mikami, personnage central du roman. Il y a quelque chose de fascinant à suivre les pérégrinations de ce flic tiraillé entre son ancienne fonction d’enquêteur à la criminelle et sa nouvelle activité d’attaché de presse. Ainsi, au-delà d’une contre-enquête trépidante, de rapports tendus avec ses anciens collègues des brigades judiciaires et de confrontations multiples avec une hiérarchie exigeante et parfois ambivalente, Mikami doit également gérer les dissensions avec les médias locaux chargés de relayer les communiqués de police qu’ils jugent insatisfaisants. Un rapport au travail complètement insensé, un sens du devoir poussé à l’extrême et une somme d’enjeux colossaux permettent d’avoir une excellente représentation des codes moraux régissant la société japonaise ceci d’autant plus que l’on pénètre également dans la sphère familiale de ce policier tout dévoué à sa tâche. Loin d’être apaisante, on perçoit au travers de cette intimité, l’angoisse de parents dépassés ne sachant comment gérer la disparition de leur fille adolescente dont ils sont sans nouvelle depuis qu’elle a fugué. Cette dimension bouleversante, avec tout ce que cela implique en terme de tensions supplémentaires, est loin d’être anodine car elle met en perspective toute la détresse mais également toute la détermination, voire l’obsession du père de la petite victime du Six-Quatre bien décidé, tout comme le commissaire Mikami, à faire toute la lumière sur cette tragédie, quitte à mettre à jour des aspects peu reluisants d’une enquête bâclée, à même d’entacher, à tout jamais, la réputation des forces de police.
Subtil, raffiné, sans la moindre faille, Six-Quatre n’est pas un roman policier comme les autres. Il s’agit, ni plus ni moins, d’une démonstration de ce qui se fait de mieux dans le genre. Tout simplement sublime.  » A.C.

ASA LARSSON / EN SACRIFICE A MOLOCH – Albin Michel, 2017, 444p.

 

Rebecka Martinsson, procureure à Lainio, en Laponie Suèdoise, enquête sur l’assassinat à coup de fourche d’une femme. Elle recoupe cette affaire avec les restes d’un homme découvert dans l’estomac d’un ours abattu : Ils étaient père et fille. Mais en creusant davantage, elle découvre d’autres morts bien étranges qui ont frappé cette famille. Malédiction ou persécution ?

Les chapitres alternent entre l’enquête actuelle et la vie d’Elina, institutrice dans un petit village au début du siècle, et tombée amoureuse du patron de la compagnie minière qui fait vivre toute la ville. Une enquête pas sanglante, enrichie par l’aspect historique et le côté émotionnel de l’intrigue.

A découvrir. C. D.

FRANCK JENDRO / L’AFFAIRE ABISHIN – Nouvelles plumes, 2017, 387p.

Lorsque Ali Abishin appelle sa petite amie pour lui dire adieu avant d’être retrouvé immolé dans la cave de son lycée, l’enquête conclut au suicide. Très vite, trop vite, même. Mais voilà, Ali est un lycéen brillant, très prometteur, mais entré illégalement en France avec son père. Il doit être renvoyé dans son pays à sa majorité, sa demande d’asile n’ayant pas été acceptée. Et d’un autre côté, ce suicide ( ?) tombe au plus mal. Le contexte politique est tendu, les élections approchent et les partis politiques essayent d’exploiter le geste d’Ali en démontrant qu’il n’était peut-être pas blanc comme neige. Et d’ailleurs, pourquoi ne pas lui mettre une affaire de traffic de drogue sur le dos ?

Le capitaine Fuillard, fraichement muté du 36 Quai des Orfèvres dans ce petit commissariat de Périgueux suite à sa précédente enquête, ainsi que Jonathan Thorez, son jeune équipier, vont se battre pour faire éclater la vérité.

Un polar très classique, un vrai travail d’enquête, un duo d’enquêteurs qui fonctionne bien contribuent à faire de ce roman une vraie réussite.

A découvrir/coup de coeur

C.D.

 

Le couple d’à côté/Shari Lapena – Presse de la cité – 330 pages – 21.9€

 Anne et Marco sont les heureux parents de la petite Cora âgée de 6 mois, ce soir-là, ils sont invités à diner chez leurs voisin, la baby-sitter le faisant faux bond à dernier moment, ils décident de laisser l’enfant seule avec le baby phone, en allant lui rendre visite toutes les demi-heures. Hélas, de retour, tard dans la nuit, le bébé a disparu. La police est appelée et l’enquête commence, faisant petit à petit tomber les masques et les non-dits.

Mon avis : un polar vite lu, l’histoire ne m’a pas paru spécialement originale, mais elle se lit bien, cela dit j’ai été un exaspéré par le fait que l’on ait régulièrement la pensée des personnages, pas toujours les mêmes, sachant quand on arrive au bout du livre que certains sont des menteurs c’est un peu gênant, car ça donne l’impression que l’auteur nous mène en bateau plus qu’elle n’a écrit un polar à suspens. Bref, un roman qui plaira sans doute mais sera vite oublié. H.L.

  

 Gérald Seymour, En marche vers la mort

Sonatine éditions

Un terroriste surnommé Le Scorpion, dont il n’existe aucune photo, recrute dans le désert d’Arabie saoudite un jeune étudiant en médecine radicalisé, Ibrahim Hussein, pour l’envoyer en Europe mourir en martyr. Tout est prêt pour faciliter sa mission, depuis l’ingénieur en charge des explosifs jusqu’aux imams convertis au djihadisme, en passant par une cellule clandestine qui l’attend sur place.

En Angleterre, David Banks est un officier chargé de neutraliser la menace grandissante qui pèse sur Londres. Au fil des années, ses certitudes se sont peu à peu érodées. La fréquentation quotidienne des milieux radicaux et le témoignage d’un de ses aïeuls, qui a choisi d’aller combattre sur le front pendant la guerre civile espagnole, ont peu à peu brouillé chez lui les frontières du bien et du mal, de la résistance et du terrorisme. Alors qu’inexorablement Ibrahim se rapproche de sa cible et de son destin de martyr, David est peut-être le seul à pouvoir l’arrêter et à l’amener à s’interroger sur son destin.

  • Un thriller complexe, où s’entremêlent de trop nombreuses histoires avec une construction nébuleuse…
  • Difficile de rentrer dedans, même si l’intrigue est bien menée.
  • Intéressante analyse psychologique du djihadiste kamikaze, on passe par tous ses états d’âme.
  • Intéressant le non manichéisme du policier qui lui aussi doute de la frontière bien/mal
  • Remarquable actualité de ce roman écrit en 2007
  • Une construction et une mise en page qui dessert l’intrigue, car beaucoup trop dur à lire

Armelle.

Shibumi, Trévanian

Gallmeister

Nicholaï Hel est l’homme le plus recherché du monde. Né à Shanghai en plein chaos de la Première Guerre mondiale, fils d’une aristocrate russe et protégé d’un maître de Go japonais, il est l’assassin le plus doué de son époque. Son secret réside dans sa détermination à atteindre une forme rare d’excellence personnelle: le shibumi. Désormais retiré dans sa forteresse du Pays basque en compagnie de sa délicieuse maîtresse, Nicholaï accueille une jeune étrangère venue lui demander son aide. II se retrouve alors traqué par une organisation internationale de terreur et d’anéantissement – la Mother Company – et doit se préparer à un ultime affrontement.

 

  • A mi-chemin entre roman d’espionnage et roman d’aventure
  • Quasiment un polar philosophie, avec Nicholaï Hel, le tueur, qui est en fait celui que l’on défend face à une organisation internationale pas très nette…
  • Un personnage fort
  • Récit bien mené et bien écrit
  • Une critique acerbe de la société américaine
  • paru en 1979, ce roman garde toute son actualité aujourd’hui.

A lire absolument ! Coup de cœur

Armelle.

 Punk friction  de Jess Kaan aux Editions Lajouanie

 Résumé quatrième  de couverture :

Auchel, nord de la France. Un corps se consume au petit matin dans le cimetière municipal. Acte gratuit, vengeance, meurtre ? La police ne sait quelle hypothèse privilégier, d’autant que les disparitions suspectes s’enchaînent. La population se persuade rapidement que le responsable de ces crimes se cache parmi la bande de punks squattant dans les environs… Le capitaine Demeyer, quadragénaire revenu de tout, et Boris Lisziak, frais émoulu de l’école de police, sont chargés de cette enquête qui s’annonce particulièrement glauque.

Une jeune lieutenant, en poste dans la cité, ne veut pas lâcher l’affaire et s’impose à ce duo pour le moins hétéroclite.

Après la découverte d’un corps calciné dans un cimetière, les deux inspecteurs Demeyer et Lisziac se retrouvent sur l’enquête ; un couple d’enquêteurs qui fait penser aux « Ripoux ».

L’ancien avec ses problèmes familiaux et le jeune tout juste sorti de l’école qui fait du zèle.

En parallèle, par manque d’effectifs, notre équipe de policier, se voit accaparée par une deuxième affaire, celle de l’assassinat d’une jeune fille.

Les recherches se font dans le milieu punk car une bande est arrivée récemment dans la ville.

C’est un roman à enquêtes, où l’on avance heure par heure,  qui démarre comme la série « Capitaine Marleau ».  L’accent du Nord y est invité ainsi que  l’humour, mais le ton commence à devenir vite plus rude et on oublie l’humour. Roman aux codes du polar français,  vie des enquêteurs, regard sur la vie d’une ancienne région minière avec les soucis des politiques qui ont un regard sur l’enquête. A découvrir.

Le portrait qui est fait du Nord-Pas-de-Calais reste un peu cliché, tout comme la description de la situation socio-économique. Le style d’écriture, notamment avec le langage utilisé dans les dialogues,  rend la lecture difficile. La légèreté et l’humour que l’auteur utilise pour le récit ne suffisent pas à atténuer les passages morbides.

 Retour à Duncan’s Creek  de Nicolas Zeimet à  JIGAL EDITIONS

 Quatrième de couverture

Après un appel de Sam Baldwin, son amie d’enfance, Jake Dickinson se voit contraint de retourner à Duncan’s Creek, le petit village de l’Utah où ils ont grandi. C’est là que vit Ben McCombs, leur vieux copain qu’ils n’ont pas revu depuis plus de vingt ans. Les trois adolescents, alors unis par une amitié indéfectible, se sont séparés dans des circonstances dramatiques au début des années quatre-vingt-dix. Depuis, ils ont enterré le passé et tenté de se reconstruire. Mais de Los Angeles aux montagnes de l’Utah, à travers les étendues brûlantes de l’Ouest américain, leurs retrouvailles risquent de faire basculer l’équilibre fragile de leurs vies.

 L’histoire se déroule sur trois chapitres qui représentent les trois états américains par lesquels Jake, le narrateur, roule pour retrouver sa ville natale. On y découvre les trois amis  protagonistes de l’histoire. Jake vit avec ses parents dans une station-service, Ben dans une famille sans histoire mais ne supporte pas la risée des autres enfants sur son embonpoint, Sam vit seule avec son père et sa sœur depuis le décès de leur mère ; c’est aussi à cet âge que son père abuse d’elle. Jake sera son confident. Une solide amitié noue les trois ados.

Les chapitres alternent entre « hier » et « aujourd’hui »,  l’histoire qui  monte en suspens et en découvertes  sur ce qui s’est passé vingt ans auparavant et le présent.

Vingt ans en arrière, un soir d’Halloween, Sam tuera son père, devant Ben venu chercher son amie. Le père,  encore une fois ivre,  avait posé les mains sur la petite sœur de Sam. Jake arrivé en retard soutient les deux amis pour cacher le crime en le faisant passer pour un acte de légitime défense. Par la suite, Sam recevra des lettres anonymes qui montrent que quelqu’un a vu ce qui s’était réellement passé.

Sam prend peur, se réfugie dans la drogue, puis fugue pour de longues années avant que Jake ne la retrouve à San Francisco…

Suspens jusqu’à la dernière page pour ce roman d’un auteur français, ce que l’on ne soupçonne pas tant l’ambiance est américaine ! Coup de cœur.

A sa place d’Ann Morgan, aux Presses de la Cité

Helen et Ellie sont jumelles. Un jour, Helen décide de jouer un jeu à son entourage : l’une se fera passer pour l’autre, pour voir… Les deux sœurs échangent leurs habits, leur coiffure, répètent leur rôle. La farce fonctionne à la perfection : même leur mère n’y voit que du feu ! Mais lorsqu’Ellie refuse de reprendre sa place, le cauchemar d’Helen commence. Sa vie ne sera plus désormais qu’une suite de malentendus qui la mènera au bord du gouffre et aux limites de la loi.  Huit ans plus tard, Ellie, devenue présentatrice vedette du petit écran, se trouve à l’hôpital dans le coma. C’est pour Helen l’occasion de régler ses comptes avec le passé ainsi qu’avec sa mère, une femme prête à tout pour sauver les apparences.

Avis : La construction du roman est intéressante, elle alterne entre un chapitre au présent, racontant la vie d’Ellie et de sa sœur dans le coma et un chapitre racontant l’enfance des jumelles. Au fur et à mesure, les distances temporelles diminuent et les deux histoires se rencontrent.

Le lecteur ne sait pas lui-même si le jeu des jumelles a pris fin ou si elles ont repris leur place. Le jeu de mot sur les noms : « Helen » qui a pour diminutif « Helie » avec un H et non pas « Ellie » avec un E entretient la confusion jusqu’au bout.

L’histoire s’essouffle un peu, même si le procédé est intéressant, ce qui est décevant.

188 mètres sous Berlin,

de Magdalena Parys

Agullo éditions, collection Agullo noir

979-10-95718-26-0, 22 euros

Paru le 7 septembre 2017

 

Berlin, 2000. Klaus Kreifeld reçoit la visite tardive d’un certain Forster, accompagné de son garde du corps, et quelques jours plus tard il est retrouvé mort. Son ami Peter pense que c’est un meurtre, lié à l’opération d’évasion à laquelle Klaus avait participé vingt ans auparavant, à travers la construction d’un tunnel reliant Berlin-Ouest à la partie est de la ville.

Peter  reprend contact avec les principaux membres ayant participé à la construction du tunnel. Les uns après les autres, les personnages livrent leur histoire. Chaque histoire se succédant, elles se croisent et se rejoignent, chacun apportant sa clé pour mieux comprendre l’enjeu de cette disparition.

Les personnages sont riches, complexes, on s’y attache.

On plonge efficacement dans cette atmosphère particulière de la ville allemande coupée en deux. C’est une lecture agréable, on a envie de savoir, de comprendre.

Roman noir, encore que ce ne soit pas ultra sombre.

Petits bémols qui n’altèrent en rien le plaisir de la lecture : Quelques éléments difficiles à rattacher au puzzle et un dénouement assez classique.

J.G.

 

ECHANGE FATAL /MacDONALD, Siobhan – L’Archipel, 2017.-340 p.-

ISBN 978-2-8098-2280-9 – 22 €

L’introduction démarre sur le meurtre sanglant d’une femme devant chez elle.

Puis le livre développe l’histoire de deux familles qui traversent une période troublée, et décident d’échanger leurs domiciles respectifs pour des vacances.

Les O’Brien, en Irlande, ont maille à partir avec des gros bras locaux, ce dont souffrent même leurs enfants, Fergus, (probablement autiste) et Izzy (très mure pour son âge) qui protège son frère.

A New York, Les Harvey traversent une crise conjugale due à la violence d’Oscar, ce qui amène Hazel à vouloir rentrer chez elle, retrouver ses racines en Irlande.

D’où l’échange d’appartement. Arrivés les uns et les autres, les new-yorkais guidés par Spike le frère de Mannix O’Brien, trouvent une ambiance un peu glauque, tandis qu’à New-york, Kate, en plus des révélations d’infidélité de son mari, trouve avec le journal intime d’Hazel qui parle de la peur que lui inspire son mari.

Et puis, le meurtre…

 Ne pas se fier à la quatrième de couverture. On sait d’entrée que ces deux couples ont des ennuis, qui s’aggravent à chaque page, le dénouement surprend peu, car même s’il varie de ce à quoi on s’attendait au départ, l’explication en est trop longue.

Superficiel et terne à mon goût.

On peut s’en passer.

V.S.

CYANURE /LOISON, Laurent.- Hugo et compagnie, Hugo Thriller, 2017.-437 p.-

978-2-7556-3568-3 – 19.95 €

Le premier chapitre démarre sur une scène terrible de maltraitance sur enfant par « la bête ».

Puis, on assiste à l’exécution minutieusement d’un ministre après des tractations d’ordre syndicales (on dit des partenaires sociaux), suivi d’un un poème manifestement écrit par le sniper qui a commis le crime.

L’Affaire est prise en charge de l’affaire par « l’irascible » patron d’un service de police.

Vous voulez en savoir plus, faites comme moi, lisez-le !

Bref, je n’ai pas fini, mais le style d’écriture me semble parfaitement adapté au récit. Bref, incisif.

En résumé, je prends le risque de l’acheter pour le finir. Je vous confirmerai au prochain comité.

V.S.

Preneur d’otages de Stefanie Pintoff.

Mercure de France, 2017.- 526 p. ISBN : 9782715245389

Manhattan peu avant noël, alors que la ville s’éveille, une jeune femme se tient devant la cathédrale Saint Patrick avec une pancarte au secours. C’est le début d’une journée pleine d’angoisse et de suspense.

J’ai vraiment beaucoup aimé ce livre. L’histoire est bien construite. Le suspens est soutenu tout le long du récit. Comme annoncé dans le titre, il s’agit d’une prise d’otage. Les personnages sont variés, riches, attachants. Ils ont un côté très humain avec leurs blessures et leurs faiblesses, ce qui fait aussi leur force. La fin est surprenante et très réussi.

Bref, un énorme coup de cœur. C.M.

 

 

 

 

 

 

 

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