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Comité Polar Louveciennes Février 2018

Comité Polar Louveciennes février 2018

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Comité Polar du 8 février 2018

BIBLIOTHEQUE DE CHAMBOURCY

JANVIER 2018

 

LARA DEARMAN / LA GRIFFE DU DIABLE – Robert Laffont (La bête noire), 2017, 403p.

Jennifer Dorey vient se réfugier auprès de sa mère, dans sa maison d’enfance, à Guernesey, après avoir subi une agression violente alors qu’elle menait une investigation dans le milieu de la prostitution des filles de l’Est.

Embauchée au journal local, elle enquête sur une jeune fille retrouvée morte sur le rivage. En creusant un peu, elle découvre que d’autres morts similaires ont eu lieu, s’étalant sur une cinquantaine d’année. Des jeunes filles, se ressemblant physiquement et une mort pouvant passer pour accidentelle. Elles portent cependant toutes une marque sur le bras, représentant la griffe du diable, gravée sur un des rochers de l’île.

L’enquête est assez lente, voire mollassone. L’intérêt réside plus dans la localisation de l’histoire dans l’île de Guernesey, avec une atmosphère propice aux superstitions. Et dans le personnage de Jennifer, venue se réfugier dans l’île qu’elle avait été si contente de quitter. Ce personnage est brossé par petites touches, l’auteur sème des digressions dans le roman qui nous permettent de comprendre que lorsqu’elle était à Londres la journaliste a mis le nez dans des affaires qui ne la regardaient pas et que ça avait failli mal tourner pour elle.

L’intrigue est correcte, les personnages bien campés mais le tout manque un peu de rythme.

Annick

Stasi Block – David Young

Fleuve noir – octobre 2017

Le lieutenant Karine Müller est chargée d’enquêter sur l’enlèvement de 2 bébés jumeaux à Halle Neustadt. Nous sommes en RDA au milieu des années 70. Halle Neustadt, ville nouvelle « idéale », est une vitrine pour le régime en place : de hauts immeubles colorés où les rues n’ont pas de nom.

Bien que l’enquête soit confiée à la police, la Stasi n’est jamais loin : elle en fixe les règles et en parfaitement informée, tout est contrôlé. De plus, les éventuels témoins refusent de parler par crainte d’être dénoncés par leurs voisins.

L’enquête est difficile pour Karine Müller d’autant plus qu’elle s’y retrouve confrontée à des secrets d’enfance.

Ce roman qui se veut une peinture de la RDA des années 70 ne m’a pas convaincue. Il y a beaucoup d’invraisemblances et les dialogues sont plats. La fin est bâclée.

 

Pas un mot

Brad Parks

Le juge Scott Sampson va chercher ses jumeaux de 6 ans à la sortie d’école pour leur après-midi « Piscine avec Papa ». Il reçoit un message de sa femme Alison lui disant qu’elle a récupéré les enfants. Le soir, Alison rentre sans les enfants. Non, elle ne lui a jamais envoyé de texto, lui dit-elle.

Ils reçoivent un coup de téléphone. Un homme leur dit qu’il a leurs enfants, et que tout se passera bien s’ils font ce qu’il leur ordonne. Les ravisseurs ont besoin du Juge Sampson pour trancher une décision de justice en leur sens. Et bien sûr, ils ne doivent en parler à personne… « Pas un mot ».

Le procès pour lequel ils réclament un verdict est celui d’une grosse industrie pharmaceutique face à un scientifique qui affirme que l’industrie lui a volé son brevet. Un procès qui va faire grand bruit, et sur lequel tous les journalistes et les banquiers d’investissement ont les yeux braqués.

 

Tout fonctionne comme un véritable thriller : des rebondissements, de fausses pistes, tout le monde est soupçonné, le juge devient parano,  mais  les faits s’imbriquent peu à peu. Un roman qui se lit vite, et où se mêlent affaires judiciaires et pression politique. Un peu classique mais les amateurs de thriller y trouveront leur compte malgré un style un peu plat et quelques évidences (le mari soupçonne sa femme assez vite, on se doute donc bien qu’elle n’a rien à voir dans l’histoire mais le doute persiste plus de la moitié du livre)

 

Armelle

 

Isabelle McKINLAY

Bibliothèque du Parc Fonton à l’Etang la Ville 

 

    PASSE  DETERRE  – Clément BOUHELIER

    Editions Critic

 Quelque part dans la campagne autour de Vernay, un car scolaire conduit par un chauffeur saoul s’écrase dans le fossé. Sept enfants et deux adultes périssent dans l’accident. Six ans plus tard, quelques jours après la cérémonie annuelle du souvenir, l’ancien conducteur du car est retrouvé assassiné chez lui, et d’autres meurtres suivent, perpétrés par des forces mystérieuses. Qui sont elles ? Que veulent elles ?

Hantée par le décès de son fils dans l’accident de car, Estelle Baupin se trouve aspirée dans le tourbillon de l’enquête, et pour tout faire cesser, doit découvrir le lourd secret qui pèse sur le village.

Ce livre est un thriller fantastique très réussi, qui captive très rapidement. L’ambiance fantastique s’installe par petites touches. Les chapitres sont courts et contribuent à la montée du suspense. Ils sont en alternance à l’époque actuelle ( six ans après l’accident de car) et pendant  la période de l’Occupation avec des scènes pleines de tension, avec au milieu des chapitres plus fantastiques avec des morts qui réapparaissent.

Pas complètement un coup de cœur pour moi à cause du côté fantastique mais cependant impossible de  lâcher ce livre. Un très bon moment de lecture.                   A découvrir et à conseiller aux lecteurs qui aiment ce genre là.

 

Le Prisonnier. Omar Shahid Hamid. Presses de la Cité.

 

Nous voici à Karachi, au Pakistan. Un Américain a été enlevé par des terroristes et il doit être exécuté dans quatre jours, le 25 décembre. Nous sommes donc dans un thriller très dépaysant.

 

Pour moi, la lecture en a été assez ardue. Les flash-back, la situation politique et les nombreuses instances pakistanaises aux sigles aussi divers que dans un roman d’Ingrid Astier, ne simplifient rien, sans oublier des termes ourdous traduits une seule fois.

La vie des policiers est particulièrement difficile dans ce pays. La corruption règne en maître. Elle est même nécessaire. Un policier doit obtenir des pots de vin pour entretenir ses indics. De plus, il est très difficile de savoir à qui l’on doit obéir, entendez qui l’on doit combattre et tuer tant les pouvoirs des gouvernements et autres mafias sont fluctuants. Sans oublier les relations parfois compliquées avec les instances du renseignement.

Une belle amitié lie le policier à l’un de ses anciens collègues pour l’heure en prison car il avait tué un peu par erreur le frère du premier ministre de l’époque.

L’auteur a été lui-même policier. Il connaît bien les difficultés que doivent affronter ses anciens collègues qu’il respecte vraiment.

Un thriller bien construit, original et dépaysant pour lecteurs en forme. Ce premier roman est un best seller en Inde et au Pakistan, nous dit la quatrième de couverture.

 

Dennis Lehane

Aprèsla chute

Rivages

455p

Journaliste en vue, Rachel Childs est victime d’une crise de panique alors qu’elle est train de faire un reportage en Haïti en direct devant des millions de téléspectateurs. C’est le début de la chute. Très vite, elle perd son emploi et son conjoint, lui aussi journaliste, la quitte. Elle devient agoraphobe et ne sort plus de chez elle. Sa vie idéale cachait en fait de profondes blessures : un père inconnu et une mère manipulatrice. C’est d’ailleurs en voulant rechercher son père que Rachel avait fait la connaissance de Brian Delacroix, un séduisant détective privé. Celui-ci réapparait dans sa vie après sa chute et va tout faire basculer..

Il y a du Hitchcock dans ce roman. Au 2/3 du livre on se dit qu’il n’y a rien de policier là-dedans et que ce n’est pas normal pour un Dennis Lehane. Puis tout d’un coup, tout s’accélère et l’on se retrouve dans un film de Sodherberg. Cela a du en dérouter plus d’un vu les mauvaises critiques sur babelio. Personnellement, cela ne m’a pas déplu tout en ne me laissant pas un souvenir impérissable.

 

Millénium 5

La fille qui rendait coup pour coup

David Lagercrantz

Suite des aventures de Lisbeth Salander et de Mikaël Blomkvist, ce roman reprend les codes qui avaient fait le charme des précédents. Lisbeth est incarcérée suite à ce qui c’est passé dans le tome 4 (que je n’ai pas lu).  Suite à la visite de son ancien tuteur Holger Palmgren,  elle décide d’enquêter sur son passé. « Pourquoi lui faisait-on passer tous ces tests d’intelligence quand elle était petite ? Et pourquoi avait-on essayé de la séparer de sa mère à l’âge de 6 ans ? Lisbeth n’est pas la seule victime dans l’histoire et des forces puissantes sont prêtes à tout pour l’empêcher de mettre à jour l’ampleur de la trahison. Avec l’aide de Mikaël Blomkvist, elle se lance sur la piste d’abus commis par des officines gouvernementales dans le cadre de recherches génétiques secrètes. »

Franchement David Lagercrantz n’a pas démérité et cette histoire autour de la gémellité, de  l’inné et de l’acquis est assez fascinante. J’ai retrouvé avec plaisir les personnages et le fait de  ne pas avoir lu le tome 4 ne m’a pas gêné.

Le Diable de la Tamise de Annelie Wendeberg.- 10/18, 2017.- 238 p. ISBN : 9782264070067

Londres 1889, le docteur Anton Kronberg, spécialiste en bactériologie est appelé pour vérifier la cause d’un décès suspect. On soupçonne un cas de choléra. Sur les lieu, le docteur fait la connaissance de Sherlock Holmes. Ce dernier est rappidement intéressé par Anton et son intelligence vive, d’autant plus que Sherlock Holmes découvre rapidement qu’il s’agit d’une femme. Petit rappel : les femmes n’ont pas le droit d’excercer la médecine à cette époque.

Le diable de la Tamise est un roman de détente dans l’esprit actuel. Je n’ai pas accroché au personnage d’Anton / Anna. Elle correspond tout à fait au féminisme moderne (à outrance) que l’on voit de plus en plus dans les films. Et ou les femmes sont des hommes (en pire ?). Je n’ai pas compris l’intérêt de la démarche de l’auteur. Par ailleurs, Sherlock Holmes est un peu fade et manque un peu d’originalité et d’esprit acéré. Enfin, le cadre historique n’est pas très convaincant. Cela manque un peu de décor et d’ambiance. Par contre, le côté scientifique est intéressant (l’auteur est bactériologique), mais ne suffit pas à faire de se livre autre chose qu’un roman de détente féminin plutôt léger.


Cyanure / Laurent Loison.- Hugo Thriller, 2017.-437 p.-

ISBN 978-2 55 635 683 – 19.95 €

Un ministre assassiné en plein jour, au beau milieu de la foule par un sniper à 1200 m de distance et toute la République est en émoi !! Le meilleur élément du 36, Florent Bargamont est sommé de résoudre l’affaire. Barga pour les intimes, et pour le lecteur, est « un peu » aidé par sa compagne Emmanuelle de …, filleule adorée d’un ministre en exercice et une équipe soudée et bien rodée.

La Traque commence…

En parallèle, des bribes de souvenirs d’enfance torturée…, le livre commence d’ailleurs par deux enfants, terrés dans un réduit sombre attendant avec terreur le retour de « la Bête ».

Méandres juridico politiques bien cernés, l’auteur maitrise manifestement bien son sujet pour ce qui est connaissance des rouages policiers.

La Construction du roman est intéressante, les recherches via le Dark Web sont innovantes, les techniques d’approche du tueur également, et belles pages de poésie dont on ne comprend le sens qu’à la fin.

Petits bémols pour moi,

1- trop de citations (chaque chapitre), qui font un peu déco.

2- un tel niveau de maitrise avec des armes si différentes me laisse perplexe (même en lisant plus avant)

Enfin, et c’est pas le moindre, le fait d’être obligée de choisir la fin m’a vraiment déplu, l’auteur est payé pour ça, chacun son boulot. !

Au final, un bon ficelage de l’ensemble, bref un bon polar.

 

VICES/PALADINI, Gipsy.-Fleuve noir ,2017.-301 p.-

ISBN 978-2-65116412 – 19.90 €

 

Une brigade de police spécialement dédiée aux jeunes victimes (BJV).

Une équipe hétéroclite : Zolan, le dur au grand cœur, chargé de nurser, voire plus, Marie , fraichement sortie de l’école de police, major, brillante mais débutante sur le terrain et surtout, encore sous le choc d’une violante agression. Sophie, une brute épaisse violente et jalouse, une cyber-punkette, et le commandant qui cache lui aussi des secrets de familles.

Deux affaires à résoudre.

Le suicide d’une scolarisée dans le lycée huppé des rejetons du gratin financier et snobinard, qui se révèlent être des jeunes immondes, et celui tout aussi ignoble de l’assassinat d’une vieille femme filmé par un téléphone portable, dans une cité ou l’opacité ambiante ne les aident pas avancer sur le meurtre, pas plus qu’a retrouver le jeune garçon de quinze ans, raison de leur présence sur les lieux.

 

En intro, le livre est présenté comme une série littéraire, avec pour se mettre dans l’ambiance un morceau de musique à aller écouter sur internet.

Le pré-découpage destine le roman à une probable adaptation TV ou ciné.

La Couverture et le sous-titre sont excellent point de vu « accroche »

 

L’intérêt du livre, c’est cette manière de montrer, qu’en tous lieux, dans tout milieu, l’inculture, les préjugés, et les dérives de groupes accrus et amplifiés par les réseaux sociaux dont difficilement jugulables.

 

Par contre, la cyber- punkette, le psy asiatique, le beau héros nébuleux, la douce justicière, cela ne vous rappelle rien ?

 

Intéressant, cependant. Un genre de polar docu-fiction, mais des personnages un peu copiés-collés.

 

La face cachée de Ruth Malone / Emma Flint – Fleuve noir – 425p – 20,9€

 

Résumé : New York, 1965, alors qu’une vague de chaleur s’abat sur la ville, Ruth Malone, serveuse de nuit et pin-up, s’aperçoit que ses deux enfants ont disparu. Les corps des deux enfants sont retrouvés quelques jours plus tard. De mère éplorée, elle devient la première accusée, après tout n’est-elle pas une mère plus occupée à séduire qu’a pouponner aux yeux de certains, le fait de vivre séparé du père de ses enfants, la condamne encore davantage. Un journaliste, Pete Wonicke,  à contre-courant de l’opinion publique et la police, va creuser davantage cette histoire, cherchant à comprendre qui est cette femme un monstre ou une innocente ?

 

Mon avis : A travers divers témoignage, on tente de se faire un avis, suivant l’enquête – car l’héroïne, est difficile à cerner, femme éprise de liberté en avance sur ton temps et mère aimante, volontaire et brisé, malgré quelques longueurs, ce roman policier psychologique est aussi un procès des préjugés qui condamne à l’avance les femmes qui sortent du rang (et pas seulement dans les années 60 !) – a découvrir

 

La famille Winter, de Clifford Jackman

10-18, Grands détectives

978-2-264-06969-6, 17.90 euros

Paru en septembre 2017

Résumé :

Aux pires heures de la guerre de Sécession, une poignée de soldats se reconvertit en une sinistre fratrie : la Famille Winter. Il y a le tueur psychopathe Quentin Ross, les frères Empire qui rivalisent de cruauté et de bêtise, Fred, l’esclave qui a repris sa liberté à coups de hache, l’enfant prodige Lukas Shakespeare… Et au centre de cette tempête malveillante se tient l’insondable Augustus Winter. Un homme doté d’une résistance pathologique aux règles de la société et d’un don surnaturel pour le meurtre. Parcourant le territoire sauvage des États-Unis, les mercenaires de Winter tantôt défendent les avancées de la civilisation et tantôt s’y opposent farouchement, laissant dans leur sillage plus de morts que de vifs.

Mon avis :

Entre le roman historique, l’aventure et le roman noir : un western !

Moi qui ne suis pas particulièrement fan du genre, j’ai été vers ce titre pour le côté dépaysant et ça a marché !

L’auteur plante son décor sans détour et nous tient par une écriture directe.

Ses personnages sont… pas vraiment attachants ! (ce sont quand-même de grands psychopathes !) mais assez complexes pour susciter l’intérêt. Petit à petit, on en sait plus sur leurs histoires respectives et tout y est : l’indien rentré dans les rangs l’armée, l’ancien esclave, le fils de bonne famille, l’émigré allemand, etc, les Etats-Unis en somme.

Le roman s’organise en trois grandes époques : Leur rencontre, la montée en puissance et en autorité de Winter et enfin la fin de la bande.

En résumé une bonne lecture !

 

Olivier Norek,

Entre deux mondes, Michel Lafond

 

Adam est capitaine de police à Damas, il renseigne de l’intérieur l’Armée

syrienne libre contre les forces de Bachar-al-Assad. Menacé d’être

découvert, il envoie sa femme et sa fille en exil par la Libye ; elles

meurent en route, mais il l’ignore. Il réussit à fuir et se retrouve dans la

jungle de Calais. Un jeune flic, Bastien Miller arrive à Calais, lieutenant

de police à Bordeaux, il s’est fait muter dans le Nord. Sa femme est

profondément déprimée à la suite de la mort de son père et il a voulu la

rapprocher de sa mère. Adam et Bastien se rencontrent…

Le livre est l’occasion de montrer le scandale de l’existence de la jungle,

de la manière dont vivent migrants, policiers et Calaisiens…

Un bon livre, à l’intrigue bien menée, même si certaines coïncidences

sont un peu tirées par les cheveux. On comprend cependant qu’elles

existent pour les bienfaits du récit.

Plus qu’un polar, un film à suspens et un livre engagé sur la question

des migrants.

Coup de coeur

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