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L’accessibilité des bibliothèques

Séries d'articles : Accessiblité

En guise de complément à la matinée sur l’accessibilité des bibliothèques,  voici un compte-rendu de deux projets présentés au congrès de l’ABF 2017 :

  • La Bibliothèque nationale de France propose, depuis 2010, une plateforme de transfert de documents numériques, appelée Platon. La création de cette plateforme est une conséquence de l’application de la loi DAVSI, en 2006, qui donne le droit de réaliser sans autorisation des ayant-droits des adaptations d’oeuvres pour un public handicapé. Platon recueille ainsi les fichiers des éditeurs et met à disposition des organismes agréés . Ces organismes peuvent être :
    • des associations (Valentin Haüy, Braillenet…)
    • des établissements recevant du public en situation de handicap, dont des bibliothèques.

Ces organismes peuvent récupérer les fichiers, les adapter en format braille, Daisy ou audio, et les communiquer à leur public. Ils doivent s’assurer que le public auquel ils remettent les fichiers rentre bien dans le cadre de l’exception handicap du droit d’auteur. Le fichier obtenu doit être mis à disposition sur la plateforme Platon.

La plateforme Platon met l’accent sur les manuels scolaires, qui doivent être déposés dans les 45 jours.

En 2016, la loi a été modifiée, élargissant la définition du handicap. Les organismes intéressés doivent donc demander (ou redemander) l’agrément.

Le dispositif est présenté en détail sur le site internet de la BnF

 

  • La Bretagne expérimente depuis 3 ans des fonds « Faciles à lire », sous l’impulsion de Françoise Sarnowski, bibliothécaire à Brest, devenue auto-entrepreneuse à Bibliopass, une structure proposant du conseil sur l’accessibilité.

En trois ans, plus de 20 espaces sont concernés en Bretagne,  dont 7 prisons. 400 bibliothécaires ont été formés. Le dispositif a été porté par la DRAC s’appuie sur un travail prééxistant avec ATD Quart Monde. Il bénéficie de son propre logo, et depuis 2017, d’un prix littéraire.

Le concept « Facile à lire » réinterroge les pratiques des bibliothécaires : il s’agit de travailler sur un type de document, et non sur un type de public, de faire côtoyer des documents de différents genres.

Le concept est importé des pays nordiques. Des modules très visibles (emplacement, couleurs, documents en facing) proposent des documents de tous genres, sélectionnés sur des critères de fonds (textes valorisants, livres-miroirs) et de forme (chapitrage, mise en forme). Trois niveaux de lecture sont définis :

  • Livres sans textes, utilisables en mode feuilletage
  • Livres de 45 à 75 pages, avec phrases courtes et vocabulaire simple
  • Livres de 75 à 140 pages.

Un référentiel d’une centaine de titres est disponible. 

Cette sélection de livres peut être complétée par des documents « faciles à lire et à comprendre« , destinés à un public en situation de handicap mental. Un travail reste à faire sur des documents « faciles à écouter » et « faciles à voir ».

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